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MEPSTA : Les langues nationales au cœur des performances éducatives

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Après le processus d’évaluation des acquis scolaires dans les écoles bilingues ELAN en Côte d’Ivoire, en Guinée et au Togo, Lomé a abrité du 19 au 20 juillet 2022, un atelier dédié au bilan

Après le processus d’évaluation des acquis scolaires dans les écoles bilingues  ELAN en Côte d’Ivoire, en Guinée et au Togo, Lomé a abrité du 19 au 20 juillet 2022, un atelier dédié au bilan.

L’atelier international de restitution des résultats de l’évaluation des acquis scolaires réalisée dans les écoles bilingues ELAN en Côte d’Ivoire, en Guinée et au Togo s’est ouvert le mardi 19 juillet 2022 à l’hôtel 2 Février de Lomé au Togo. La cérémonie d’ouverture a été présidée par le Ministre délégué Kokou HODIN, représentant le ministre des enseignements primaire, secondaire, technique et de l’artisanat du Togo en présence de la présidente de l’Institut de la Francophonie pour l’Education et la Formation (IFEF), des représentants des ministres de l’éducation de la Côte d’Ivoire et de la Guinée, de plusieurs experts et partenaires venus des trois des pays concernés. Elle a été marquée par plusieurs allocutions. Mme Mona LAROUSSI, Directrice de l’IFEF, M. Yao YDO, Directeur UNESCO-BIE, M. Abdel Rahman BABA-MOUSSA, Secrétaire Général de la CONFEMEN, M. Julien BONGONO, Représentant du Ministre de l’enseignement pré-universitaire et de l’alphabétisation de la Guinée, ont tour à tour analysé l’utilisation des langues du terroir dans l’apprentissage scolaire. Pour Mme LAROUSSI : « La langue nationale est là pour qu’on apprenne mieux et qu’on communique mieux.» Selon Mme LAROUSSI, les évaluations des acquis scolaires faites au cours de la dernière décennie ont interpellé et poussé son Institut à chercher des innovations dans les pratiques de classe, afin d’améliorer la qualité des enseignements, apprentissages et les performances des apprenants.

Durant deux jours (19 & 20 juillet 2022) de travaux, les participants ont eu droit aux présentations détaillées des  rapports des évaluations des acquis scolaires réalisées dans les écoles bilingues en Côte d’Ivoire, en Guinée et au Togo. Les contenus des rapports et les partages d’expérimentations dans les trois pays ont permis à l’ensemble des acteurs présents à cet atelier international, de faire des recommandations et de proposer des pistes de réflexion pour améliorer la mise en œuvre de l’initiative dans les pays.

Satisfaite de l’implication des autorités de l’éducation au Togo, Mme Mona a loué l’avancée du projet ELAN au Togo et précisé que l’évaluation au Togo révèle une nette amélioration des apprentissages dans les écoles pilotes de l’ELAN.   Le Ministre Délégué Kokou HODIN a, au cours de son discours d’ouverture, reconnu l’importance et la nécessité de l’enseignement bi-plurilingue dans l’éducation africaine après les résultats des rapports d’expérimentations issus des programmes PASEC. « Nous sommes persuadés que l’utilisation de nos langues nationales comme langues premières d’enseignement et dans l’aménagement aux côtés du français comme langue seconde, est une alternative crédible pour faciliter l’apprentissage et améliorer les performances des élèves. » a-t-il lancé.

Des participants

L’Initiative « École et langues nationales » en Afrique (ELAN-Afrique) est donc une offre de la Francophonie en réponse au défi de l’amélioration de la qualité de l’éducation en Afrique subsaharienne. L’initiative a accueilli en 2016 quatre nouveaux pays dont la Côte d’Ivoire, la Guinée et le Togo lors du lancement de sa deuxième phase. Une évaluation des acquis des élèves a été inscrite dans le cadre général de la phase 2 et a débuté au 2ème semestre de l’année 2021 et s’achève donc par cet atelier de restitution des résultats qui s’est déroulé ces 19 et 20 Juillet 2022.

Les deux jours d’échanges et de concertations auront permis au monde éducatif de lever définitivement le doute sur l’importance de l’utilisation des langues nationales dans les apprentissages pour un meilleur développement endogène de nos pays. Mr YDO, directeur de BIE a affirmé à l’occasion de  la cérémonie de clôture qu’aucun pays du monde ne s’est développé par l’utilisation de la langue d’autrui. Rappelons que le Togo a choisi  deux de ses langues nationales, à savoir l’Ewé et le Kabyè,  tandis que  la Côte d’Ivoire et la Guinée ont choisi comme langue d’apprentissage respectivement le Dioula et le Sosso.