Politique sectorielle

Depuis 2010 la République du Togo s’est doté d’une politique sectorielle de l’éducation dont les objectifs principaux se déclinent comme suit :

La scolarisation primaire universelle constitue le premier objectif majeur de la politique du secteur. A travers cet objectif, le Gouvernement entend universaliser l’accès et l’achèvement du primaire, améliorer autant que possible l’achèvement du premier cycle du secondaire et mettre en phase le développement du second cycle du secondaire, de l’enseignement technique et la formation professionnelle, ainsi que de l’enseignement supérieur avec les besoins quantitatifs du marché du travail. Un accent particulier sera mis sur le renforcement de la scolarisation des enfants issus des groupes défavorisés, des populations vulnérables, des enfants vivant en milieu rural, des filles comme des enfants à besoins éducatifs spéciaux.

Une autre priorité du secteur concerne l’amélioration de l’efficacité interne et de la qualité du service éducatif. Il s’agira ici d’améliorer les apprentissages dans le primaire et le secondaire à travers le développement des innovations nécessaires pour permettre aux élèves d’atteindre le niveau minimum requis de connaissances et de compétences, bref du socle minimum commun. Il s’agira aussi d’améliorer la qualité des services dans l’enseignement technique, la formation professionnelle et l’enseignement supérieur pour une meilleure insertion des diplômés sur le marché du travail. Besoins quantitatifs sur le marché de l’emploi, oui, mais aussi besoins qualitatifs.

Le dialogue avec les partenaires techniques, financiers et la société civile fait partie des priorités du programme éducatif togolais. A cet effet, les syndicats mais aussi les communautés seront davantage consultés et associés aux décisions majeures du secteur de l’éducation. Notamment, l’expérience de la gestion des ressources éducatives par les communautés déjà en cours au niveau du primaire sera élargie. Pour les autres cycles, une meilleure participation des parents d’élèves à la gestion des établissements est préconisée.

Pour être performant et remplir efficacement les objectifs qui lui sont assignés, le système éducatif togolais doit garantir que les ressources (humaines, matérielles et financières) qui lui sont allouées soient utilisées de façon rationnelle, efficiente et transparente. Cette recherche de l’optimisation de la dépense éducative requiert la réunion d’un certain nombre de conditions parmi lesquelles : l’existence d’un système d’information fiable, une déconcentration de la gestion du dispositif, la responsabilisation et l’équipement des différents niveaux hiérarchiques, ainsi que le partage d’une culture de la transparence fondée sur le principe de la redevabilité.