Pendant trois jours à compter de ce 16 mars, cet atelier vise à réfléchir sur la Politique nationale de la recherche et de l’innovation (PNRI) 2021-2030 au Togo. Il permet de rassembler les acteurs clés de la recherche et de l’innovation pour discuter des orientations futures de la politique nationale dans ce domaine. Les participants auront l’occasion de partager leurs expériences et leurs points de vue sur les défis et les opportunités de la recherche et de l’innovation au Togo.

Les travaux portent sur le document de Politique nationale de la recherche et de d’innovation dont les bases ont déjà été posées en 2021. Validé mais non adopté, le document subit désormais de retouches profondes afin de s’adapter aux nouvelles réalités du Togo, en conformité avec les orientations stratégiques et les priorités actuelles du pays, seules conditions pour rendre la stratégie effectivement opérationnelle.
Le ministre de l’Education nationale a insisté sur l’importance de la révision et de l’adoption de ce nouveau document. Il s’agit de définir une nouvelle politique de la recherche avec des exigences claires : « Elle devra d’abord renforcer la gouvernance du système national de recherche et d’innovation, afin de garantir une meilleure coordination des acteurs et une utilisation plus efficace des ressources. Elle devra ensuite favoriser le développement de la recherche appliquée et de l’innovation, en renforçant les passerelles entre les universités, les centres de recherche et le secteur productif. Elle devra également contribuer à développer une véritable culture scientifique au sein de notre société, en particulier auprès des jeunes générations. Car une nation qui valorise la science prépare ses jeunes à inventer l’avenir plutôt qu’à le subir. Former davantage de scientifiques, encourager les jeunes talents à s’engager dans les carrières scientifiques et technologiques, soutenir l’innovation, valoriser les talents : voilà autant de priorités qui devront guider nos actions », a rappelé Mama Omorou aux participants.
L’atelier se consacre à l’examen des axes stratégiques de la politique nationale de la recherche et de l’innovation, ainsi qu’a la formulation de recommandations pour son amélioration. Les participants discuteront également des mécanismes de financement de la recherche et de l’innovation, ainsi que des partenariats entre les secteurs privé et public.

Les résultats de l’atelier serviront de base pour la révision de la politique nationale de la recherche et de l’innovation, qui sera soumise à l’approbation du gouvernement. « Sans politique formellement adoptée, il est difficile de structurer durablement le financement de la recherche, de consolider les mécanismes de gouvernance, de renforcer la coordination intersectorielle et de mobiliser efficacement les partenaires techniques et financiers », explique le Professeur Gado Tchangbédji, Ministre délégué chargé de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique.
Cette initiative qui se met en œuvre, bénéficie du soutien de l’Unesco. « L’UNESCO s’emploie à favoriser les partenariats en science, technologie et innovation pour atteindre les ODD, en rassemblant l’ensemble des parties prenantes, en renforçant les collaborations, en connectant les scientifiques au-delà des frontières et en jouant un rôle de trait d’union entre les réseaux de recherche nationaux, régionaux et mondiaux, ainsi que les acteurs internationaux, au bénéfice de ses États membres », a déclaré Maxime Adjanohoun, Coordonnateur de l’antenne de l’Unesco à Lomé
A travers cet atelier de validation, le Togo réaffirme sa confiance en un système éducatif de qualité comme gage de développement ; une conviction qui fait écho à la tenue la semaine dernières, des 7e journées scientifiques du Cames à Lomé.
