Journée internationale de la paix : l’école au cœur de la construction d’une culture de paix au Togo

Journée internationale de la paix : l’école au cœur de la construction d’une culture de paix au Togo

Le monde a célébré ce 21 septembre, la Journée internationale de la paix. le Togo s’associe pleinement à cette commémoration, fidèle à sa vocation de terre de paix, de dialogue et d’hospitalité. À cette occasion, le ministre de l’Éducation nationale a rappelé à l’endroit de toutes les parties prenantes de l’écosystème éducatif togolais, le rôle central de l’école dans la construction et la consolidation d’une paix durable.

Partager sur :

Facebook
Twitter
LinkedIn
Le monde a célébré ce 21 septembre, la Journée internationale de la paix. le Togo s’associe pleinement à cette commémoration, fidèle à sa vocation de terre de paix, de dialogue et d’hospitalité. À cette occasion, le ministre de l’Éducation nationale a rappelé à l’endroit de toutes les parties prenantes de l’écosystème éducatif togolais, le rôle central de l’école dans la construction et la consolidation d’une paix durable.

Pour Mama Omorou, la paix ne saurait être considérée comme une situation définitivement acquise. Elle doit être entretenue au quotidien et transmise aux générations futures. « La paix n’est pas un acquis, elle est une conviction permanente. Elle n’est pas seulement l’absence de conflit, elle est une culture, un comportement, une exigence quotidienne qui s’apprend et se transmet. Et son premier creuset est l’école. » a t -il précisé.

Cette conviction place ainsi l’école au cœur de la politique de prévention des conflits, de promotion de la tolérance et de renforcement de la cohésion sociale. L’établissement scolaire apparaît non seulement comme un espace d’apprentissage des savoirs, mais également comme un lieu privilégié où se construisent les valeurs, les comportements et les attitudes nécessaires à la vie en société.

Cette vision fait écho à la politique de paix et de cohésion nationale portée par les autorités togolaises, sous l’impulsion du président du Conseil, Faure Gnassingbé. Elle s’inscrit dans une approche qui entend faire de la jeunesse, un acteur de la stabilité sociale et du vivre-ensemble.

Pour construire durablement cette culture de paix au sein du système éducatif, trois impératifs stratégiques sont mis en avant.

Le premier consiste à faire de l’école un territoire zéro harcèlement. La lutte contre le harcèlement scolaire constitue en effet un enjeu majeur pour garantir aux apprenants un environnement sûr, respectueux et propice aux apprentissages. Prévenir les violences, favoriser le respect mutuel et protéger les élèves doivent ainsi participer pleinement à la construction d’une école bienveillante.

Le deuxième impératif est de faire de l’école un rempart contre l’extrémisme violent et les discours de haine. Dans un contexte régional marqué par des défis sécuritaires et sociaux, l’éducation est appelée à jouer un rôle essentiel dans le développement de l’esprit critique, du discernement, de la tolérance et du respect de la diversité. L’école doit permettre aux jeunes de mieux comprendre les mécanismes de la haine et de la radicalisation, afin de mieux y résister.

Le troisième impératif est de faire de chaque élève un ambassadeur de paix. Il s’agit de dépasser la seule transmission de connaissances pour former des citoyens capables de promouvoir le dialogue, la tolérance, le respect de l’autre et la solidarité dans leurs familles, leurs établissements et leurs communautés.

À travers cette orientation, l’éducation est appelée à devenir un véritable levier de transformation sociale. Enseignants, élèves, parents, personnels éducatifs et partenaires de l’école sont tous concernés par cette responsabilité collective.

En conclusion de son message, le ministre invite ainsi l’ensemble de la communauté éducative et, au-delà, tous les citoyens, à faire de l’année scolaire 2026-2027 une période consacrée au renforcement des valeurs qui fondent le vivre-ensemble

À travers cet appel, la Journée internationale de la paix prend une dimension particulière dans le secteur éducatif togolais : celle d’un engagement quotidien en faveur d’une école où chaque enfant peut apprendre, s’épanouir et devenir à son tour un acteur de paix.