Grands Chantiers en cours
  • abc Développement d’une citoyenneté responsable En vue de développer les valeurs civiques et citoyennes chez les apprenants, l’enseignement  de l’Education Civique et Morale (ECM) est considérée dorénavant comme discipline fondamentale au primaire et au secondaire général.
    Par ailleurs, un nouveau programme d’ECM et des guides pour les enseignants intégrant des notions d’actualité en lien avec le vécu quotidien des élèves sont élaborés. Depuis l’année scolaire 2014-2015, l’ECM est rendue épreuve obligatoire aux différents examens scolaires nationaux, conformément à la circulaire n°185/MEPS/CAB/SG du 1er octobre 2014 portant orientations de l’année scolaire 2014-2015.
  • abc Lutte contre les violences de tout genre en milieu scolaire L’environnement scolaire influe sur la réussite des apprenants. Ainsi, dans le souci d’instaurer un environnement protecteur aux élèves dans tous les établissements scolaires et prévenir les violences et comportements délictueux de tous genres, différente
    Un programme national de lutte contre les grossesses et mariages précoces en milieu scolaire et extra-scolaire est en cours d’élaboration, en collaboration avec le ministère chargé de l’action sociale, de la protection de la femme et de l’alphabétisation, dans le cadre d’un partenariat avec l’UNFPA.
     
    Par ailleurs, des fora régionaux se sont tenus au cours du premier trimestre 2015, avec l’appui de l’UNICEF dans le cadre de la lutte contre les violences basées sur le genre en milieu scolaire. Des manuels de formation des enseignants sur les violences en milieu scolaire sont disponibles. Les formations seront réalisées au cours de l’année scolaire 2015-2016.
  • abc Assainissement de l’enseignement privé L’enseignement privé contribue efficacement à la scolarisation d’un nombre important d’élèves et, dès lors, permet de relever le défi de la scolarisation dans notre pays.
    Toutefois, face aux dérapages constatés ces dernières années au niveau de cet ordre d’enseignement (création anarchique d’établissements au mépris des dispositions réglementaires en vigueur, non-respect des règles et procédures relatives aux infrastructures, aux équipements et au recrutement du personnel enseignant et  administratif), un arrêté (Arrêté N°261/MEPS/CAB/SG du 30 Septembre 2014) fixant les conditions de création, d’ouverture et de fonctionnement des établissements scolaires privés laïcs et confessionnels a été pris afin d’actualiser et renforcer le contrôle desdits établissements.
  • abc Amélioration des conditions de vie et de travail des enseignants Les discussions engagées au sein du cadre permanent de concertation (CPC) depuis 2011 avec les syndicats de l’enseignement ont abouti,
    D’une part à l’octroi par le gouvernement de divers avantages, notamment (i) une prime de bibliothèque, (ii) une prime de rentrée et (iii) une prime incitative à la fonction enseignante.
     
    D’autre part, un avant-projet de statut particulier indiquant les droits et devoirs des enseignants est élaboré et sera finalisé suite à l’adoption du décret d’application de la nouvelle loi portant statut général de la fonction publique.
     
    Par ailleurs, le processus de création d’une coopérative d’épargne et de crédit des enseignants du Togo, initié par le Chef de l’Etat, se poursuit. Après l’étude de faisabilité, les campagnes de sensibilisation et les assemblées générales régionales, l’assemblée générale constitutive s’est tenue le 30 décembre 2014 à Atakpamé. La mise en place effective de cette institution devrait intervenir au cours de l’année 2016.
  • abc Amélioration de la gestion et de la gouvernance A ce titre, le département peut citer à son actif les actions suivantes : l’élaboration d’un manuel de procédure et de gestion des ressources humaines visant l’amélioration de la gestion des personnels du département et la réduction des aléas dans la A ce titre, le département peut citer à son actif les actions suivantes :
    • l’élaboration d’un manuel de procédure et de gestion des ressources humaines visant l’amélioration de la gestion des personnels du département et la réduction des aléas dans la répartition des enseignants aux écoles ;
     
    • l’interdiction de la création d’écoles communautaires par l’arrêté n°051/MEPS/CAB/SG du 18 février 2014 interdisant la création d’établissements communautaires.
     
    • le renforcement des capacités des comités de gestion des écoles primaires publiques (COGEP) en matière de gouvernance des écoles (acquisition de biens, gestion des subventions) et en pilotage des programmes de construction d’infrastructures scolaires (passation des marchés communautaires, entretien des infrastructures et des équipements etc.).
  • abc Amélioration de la qualité du service éducatif Dans le souci d’accroître la contribution de l’éducation au développement économique et social et répondre aux défis du système éducatif, d’améliorer et de rendre performants les dispositifs d’offre de services éducatifs, le département a entrepris divers
    • Lancement d’une réforme curriculaire au préscolaire et au primaire
     
    La réforme curriculaire, initiée par le gouvernement depuis 2002  au préscolaire et au primaire, vise l’actualisation des contenus d’enseignement ainsi que l’amélioration de  la qualité des enseignements et des apprentissages. Les nouveaux curricula sont validés et de nouveaux manuels de calcul et de lecture sont en cours d’élaboration, dont ceux du CP1 entièrement finalisés et en cours d’expérimentation dans un échantillon d’établissements scolaires.
     
    • Elaboration et adoption d’une Politique nationale d’alimentation scolaire au Togo
    Dans la continuité de la consolidation de la mesure de gratuité de l’éducation préscolaire et de l’enseignement primaire, le département a élaboré et validé en Juillet 2013 une Politique nationale d’alimentation scolaire (PNAS) pour la période 2014-2022. Elle a pour vision de permettre à chaque élève d’accéder à une alimentation suffisante et nutritive, lui permettant de satisfaire à la fois ses besoins énergétiques et ses préférences alimentaires et de contribuer à l’amélioration des performances scolaires, au maintien d’un environnement sain, au développement de liens fonctionnels et dynamiques entre l’agriculture, les productions locales et les repas scolaires.
     
    Le document de Politique nationale d’alimentation scolaire (PNAS) est disponible. Dans les limites de la période couverte par la SCAPE (2013-2017), la cible en 2017 est de 20% contre 4,2% en 2013. La politique nationale d'alimentation scolaire cible toutes les régions économiques et d’éducation, et s'applique à tous les enfants d'âge scolaire et préscolaire.. Actuellement, un comité de pilotage composé des acteurs des secteurs du développement à la base, de l’éducation, la santé, ainsi que les faitières d’association des parents d’élèves a été mis en place dans le cadre de l’opération "Repas scolaires" du PDC.
     
    • Introduction du sous cycle dans l’enseignement primaire
     
    Pour permettre à tous les enfants scolarisés d’achever leur cursus scolaire et leur offrir une scolarisation primaire complète de qualité et réduire substantiellement les taux de redoublement dans l’enseignement primaire, il est introduit depuis l’année scolaire 2011-2012, les sous-cycles dans le sous-secteur du primaire, conformément à l’arrêté n° 080/MEPSA/CAB/SG du 10 oct. 2012 et à la circulaire n° 62/MEPSA/CAB/SG du 11 octobre 2012 relative à la réduction des taux de redoublement dans l’enseignement primaire,  avec une application effective depuis la rentrée 2012-2013.
    Désormais le primaire comporte trois sous-cycles (CP, CE, CM). Cette réforme permettra de réaliser des économies sur les ressources en éducation et réduire ainsi les coûts d’opportunité des apprenants étant entendu que les redoublements constituent une perte de ressources pour le système. Grâce à cette mesure, le taux de redoublement au primaire a considérablement diminué,  passant de 23% en 2012 à 16% en 2014.
     
    • La réforme des collèges
     
    La réforme de collèges que le gouvernement a engagée à la rentrée scolaire 2015/2016 s’inscrit dans les orientations de la politique éducative nationale définies dans le Plan Sectoriel de l’Education (PSE) 2014-2025. S’articulant autour des quatre grands axes stratégiques du PSE, le collège rénové se fixe comme objectif de permettre au premier cycle de l’enseignement secondaire de poursuivre, dans la mesure des moyens disponibles, une formation de base de qualité entamée dans le primaire pour l’ensemble des élèves scolarisables. De façon spécifique, il s’agira de :
     

    ·accroitre l’accès et la rétention dans le premier cycle du secondaire, notamment en milieu rural et défavorisé, dans la perspective de la mise en place d’un enseignement fondamental d’une durée de dix (10) ans pour le plus grand nombre de garçons et de filles en âge d’être scolarisé ; 

    ·augmenter l’efficacité interne et la qualité du service éducatif  par l’amélioration des compétences acquises dans les apprentissages des élèves et la réduction des redoublements et des abandons;

    ·améliorer le pilotage et la gestion du système éducatif pour favoriser une plus grande efficacité dans le fonctionnement des collèges.

    ·renforcer les partenariats avec les parents d’élèves, leurs associations et les communautés.

     
    Ainsi, des moyens nouveaux seront mobilisés sur le budget de l’Etat et les concours financiers de ses partenaires techniques et financiers pendant les deux prochaines années scolaires pour en assurer un démarrage réussi.
     
    • Revalorisation des filières scientifiques
     
    De récents constats ont révélé une régression soutenue des effectifs des candidats au baccalauréat scientifique de l’enseignement général à partir des années 1990, indiquant ainsi un désintérêt des élèves pour les filières scientifiques, notamment la série C4.
     
    Afin de disposer d’un vivier de jeunes apprenants ayant une base solide en mathématiques et en physique pour les besoins de développement du pays, il est mis en application l’arrêté n°033/MEN-RS du 12 juin 1990 portant création des lycées scientifiques pilotes.
     
    Ainsi, deux  lycées scientifiques pilotes sont ouverts à Lomé et Kara en 2011-2012 avec une première promotion de 71 bacheliers, soit 100% de réussite au Baccalauréat 2èmepartie, avec les meilleures mentions en série C en 2013-2014. En attendant les résultats de l’évaluation en cours, ont a constaté qu’au niveau du second cycle du secondaire, les élèves et les parents s’intéressent beaucoup aux filières scientifiques.
     
    • Intégration des technologies de l’information et de la communication (TIC) et développement des environnements numériques de travail (ENT) dans les établissements scolaires
     
    Le projet est porté par le Ministère des Poses et de l’Economie numérique et le Ministère des Enseignements primaire, Secondaire et de la Formation Professionnelle. Il a pour objectif, de généraliser l’utilisation des technologies de l’information et de la communication dans les établissements scolaires du Togo, pour une adaptation de la formation aux besoins économiques et sociaux.
     
    De façon spécifique, il s’agira de :
    • intégrer et déployer progressivement des environnements numériques de travail dans tous les établissements scolaires du Togo pour donner accès à des ressources pédagogiques nouvelles et promouvoir l’utilisation des TIC afin d’améliorer la qualité de l’enseignement ;
    • déployer la plateforme numérique pour faciliter la collaboration entre les acteurs nationaux, régionaux et locaux (établissements scolaires) ;
    • généraliser l’utilisation de la démarche compétences dans les établissements d’enseignement techniques.
    Le projet qui a démarré en 2014, est à sa phase pilote dans les deux lycées scientifiques de Kara et Lomé et dans les lycées d’ennseignement technique et professionnel de Glidji et de Sokodé.
     
    • Démarrage de la mise en œuvre du deuxième plan pluriannuel de formation des enseignants et des personnels d’encadrement
     
    Après une mise en œuvre réussie du premier plan pluriannuel de formation des personnels enseignants et d’encadrement, un deuxième plan pluriannuel de formation est en cours, conformément au schéma directeur des formations. Il concerne :
     
    • la poursuite de la formation initiale des enseignants du primaire dans les ENI ;
    • le démarrage de l’Initiative pour la formation à distance des maîtres (IFADEM) en collaboration avec l’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF) et l’Agence Universitaire de la Francophonie (AUF) lancée en 2014. Le programme IFADEM vise à améliorer les compétences des instituteurs dans l’enseignement du français, des disciplines scientifiques en français et d’une manière générale en pédagogie en s’appuyant sur un dispositif à distance hybride, associant tutorat, formation à distance et présentielle, et usage des technologies de l’information et de la communication. Elle cible prioritairement les zones rurales.
    • la professionnalisation de la formation initiale des enseignants des collèges ;
    • la formation continue de 4 500 professeurs des collèges d’enseignement général ;
    • la formation de plus de 700 directeurs des collèges d’enseignement général en gestion pédagogique, administrative et financière des collèges ;
    • la formation d’une nouvelle cohorte d’inspecteurs et de conseillers pédagodiques du préscolaire et du primaire ;
    • la formation de nouveaux inspecteurs de l’enseignement secondaire etc.
     
    • Intégration des pratiques de Pédagogie Active dans les ENI et les écoles associées au Togo
     Au cours de l’année 2014, le projet d’intégration des pratiques de Pédagogie Active dans les ENI et les écoles associées au Togo a été élaboré, en partenariat avec le Centre International de Pédagogie Active (CIPAC), pour contribuer à l’amélioration de la qualité de la formation initiale des élèves-maîtres. L’objectif visé à travers ce projet est l’intégration des pratiques de pédagogie active dans les ENI, les écoles d’application  et les écoles associées par la formation des personnels de ces structures. A ce jour, des personnels d’encadrement du préscolaire et du primaire, les professeurs et directeurs des six ENI, des cadres de la Direction des Formations (DF) et de la Direction des Enseignements Préscolaire et Primaire (DEPP) sont formés aux méthodes actives pour contribuer aux activités de formation en pédagogie active. Le référentiel de formation des élèves-professeurs et élèves-instituteurs intègre les notions de pédagogie active.
     
    • Le projet « Electrification solaire des écoles/collèges ruraux au Togo ».
    Le projet s’inscrit dans le cadre des efforts fournis par l’UNESCO et ses partenaures, pour promouvoir l’utilisation et le développement des ressources locales d’énergies renouvelables notamment l’énergie solaire. Il concerne principalement l’électrification solaire de quinze (15) écoles en zones rurales au Togo où les salles de classe, le bureau du Directeur de l’école ainsi que la cour seront éclairés par l’alimentation en énergie solaire photovoltaïque (système solaire PV). Ces établissements seront progressivement équipés d’une informatique connectée au réseau.
    La phase expérimentale est achevée et les ouvrages ont été réceptionnés par les écoles bénéficiaires. A moyen terme, il permettra d’augmenter le taux de couverture des établissements scolaires en électricité.
  • abc Amélioration de l’accès et de l’équité Dans le souci de permettre à tous les enfants en âge scolaire d’aller à l’école pour bénéficier d’une éducation fondamentale de base,
    l’éducation préscolaire et l’enseignement primaire sont rendus gratuits depuis 2008 dans les établissements scolaires publics sur toute l’étendue du territoire national, conformément au Décret n° 2008-129/PR du 02 octobre 2008. Cette décision a permis de scolariser un nombre considérable d’enfants au préscolaire et au primaire. Dans l’ensemble, on note une augmentation significative des effectifs des élèves sur la période, particulièrement au préscolaire où ceux-ci ont pratiquement été multipliés par deux, passant de 41057 en 2008 à 86680 en 2013. Au primaire, ils passent de 1 204816 en 2008  à 1 412356 élèves en 2013.
     
    Pour renforcer les actions en faveur de l’éducation des plus jeunes enfants, le secteur de l’éducation s’est doté d’une politique nationale de la petite enfance en octobre  2014 afin d’étendre la couverture du système et en conforter l’organisation et la qualité.
     
    A l’horizon 2025, le Gouvernement togolais entend promouvoir l’encadrement de la petite enfance au travers de l’éducation parentale (0-3 ans) et l’éducation préscolaire (4-5 ans). Ainsi, pour assurer le développement rapide de ce sous-secteur, il s’agit pour l’essentiel (i) de porter le taux de couverture des 0-3 ans à 27 % pour éducation parentale et  le taux de préscolarisation des 4-5 ans de 18 % en 2011 à 27 % 2025.(ii) encourager l’initiative privée dans la création des crèches et des écoles préscolaires ;(i) soutenir à travers une subvention annuelle qui atteindrait 18 551 FCFA de 2011 par enfant en 2025, les actions des communautés et des partenaires pour créer les centres préscolaires communautaires de manière à faire passer les effectifs de 6 808 en 2011 à 72 973 en 2025.
  • abc Création de la Coopérative d’Epargne et de Crédit des Enseignants du Togo L'octroi de crédit par le système financier en place cause d'importants problèmes auquels les enseignants souhaitent une réponse parfaitement appropriée. C'est pour cette raison qu'il est initié une coopérative destinée aux enseignants du Togo.

    La coopérative d’épargne et de crédit est une association de personnes. Ce regroupement s’opère librement, sans discrimination quant au sexe, à l’âge, à la profession, au groupe ethnique, à l’appartenance politique, à la confessionnalité, au milieu des personnes qui s’y engagent, en vue de satisfaire des besoins individuels et/ou collectifs (services d’épargne, de crédit, d’éducation financière, de financement de projets individuels et collectifs,…).

    La COOPEC, entreprise économique d’épargne et de crédit dirigée par ses adhérents, devient le moyen de répondre aux besoins individuels et collectifs de ses membres par la production de services appropriés. Chaque membre de l’association, en plus d’être l’usager de l’entreprise en devient le copropriétaire.
     
    A ce titre, il détermine l’orientation de l’entreprise, il en détient les pouvoirs de décisions,  il a droit aux bénéfices réalisés dépendamment de son apport comme détenteur du capital ou comme emprunteur, il en détient les ressources humaines, financières ou autres, nécessaires à son fonctionnement.
     
    En assemblée générale et en appliquant le principe de la démocratie (un homme un vote), l’association fixe les objectifs à atteindre, les règlements, se nomme des représentants, délègue des pouvoirs et se donne des moyens de contrôle.
     
    Ses buts

    • faire naître et développer chez les enseignants le goût de la pratique de l’épargne ;
    • combattre l’usure au moyen de la coopération en favorisant l’usage prudent  du crédit sous forme de prêts et d’avances dont l’emploi est conforme aux intérêts des membres ;
    • stimuler l’esprit d’initiative personnelle et collective, à l’intérieur de la zone d’intervention de la COOPEC, par l’utilisation de l’épargne mobilisée par ses membres dans le souci de financer leurs projets ;
    • propager des connaissances pratiques qui permettront aux enseignants de s’adapter au contexte économique dans lequel ils vivent.
    • promouvoir la confiance et l’entraide mutuelles entre les membres par des rapports socio-économiques basés sur la pratique de la formule coopérative.
    Elle permet aussi de :
    • promouvoir l’éducation et la formation de ses membres, administrateurs et employés, ainsi que du grand public, sur les principes sociaux, démocratiques et d’entraides.
    • prôner le développement humain et la justice sociale aux membres ainsi qu’à la communauté dans laquelle ils travaillent.
    Ses principales caractéristiques
    • une association de personnes et non de capitaux ;
    • une liberté d’appartenance ;
    • une unité de pensée ;
    • une propriété commune aux adhérents ;
    • un contrôle démocratique (un homme-un vote) ;
    • un membre usager-propriétaire ;
    • une distribution des trop-perçus proportionnellement aux transactions.
    Les conditions de succès
    • l’éducation  de ses membres aux buts fondamentaux de l’entreprise, à la coopération, à l’épargne et au crédit ;
    • le respect des objectifs essentiels de la part des dirigeants ;
    • la réussite économique de l’entreprise ;
    Pourquoi une coopérative d’épargne et de crédit pour les enseignants 
     
    Le projet d’implantation des coopératives d’épargne et de crédit des enseignants au Togo tire son origine de la volonté des autorités togolaises et des enseignants de trouver ensemble une réponse appropriée et durable aux besoins primordiaux non satisfaits des enseignants, notamment le financement d’activités de production génératrices de revenu, le logement, la couverture de dépenses sociales, d’équipement et de transport, la poursuite des études…
     
    Pour tous ces besoins, l’octroi de crédit par le système financier en place cause d’importants problèmes auxquels les enseignants souhaitent une réponse parfaitement appropriée, eu égard aux critères de facilité d’accès, de rapidité dans l’octroi, d’administration facile et de taux d’intérêt attrayants.
     
    Quelle est sa vision ?
     
    Il s’agira d’une coopérative des enseignants solidement implantée dans tout le pays, gérée efficacement par les enseignants ou sous la supervision et la surveillance des enseignants élus, suivant les meilleures pratiques démocratiques des coopératives, et classée parmi les meilleures systèmes financiers décentralisés (SFD) de toute la zone Union Economique et Monétaire Ouest Africaine (UEMOA) pour sa réussite sur le plan institutionnel, financier, socioculturel et économique.
     
    Quelle est sa mission ?
     
    Sa mission est de contribuer de façon effective à l’amélioration des conditions de vie et de travail de ses membres, à travers des services de qualité (épargne, crédit et autres produits financiers et non financiers).
     
    Quelles sont ses valeurs ?
     
    Ses valeurs fondamentales sont : la fierté, la solidarité et la fidélité des membres,  l’excellence des services aux membres, l’intégrité des employés et des dirigeants ainsi que la transparence des opérations.
     
    Quels sont ses principes de fonctionnement ?
    • une adhésion ouverte et volontaire
    L’adhésion à la coopérative d’épargne et de crédit est volontaire et ouverte à tous ceux qui, au sein du lien commun d’association accepté, peuvent utiliser ses services et sont disposés à accepter les responsabilités correspondantes.
    • un contrôle démocratique
    Les membres de la coopérative d’épargne et de crédit jouissent du même droit de vote selon le principe « une personne, une voix » et participent aux décisions affectant la coopérative, sans égard au montant de leurs comptes-épargne ou de leurs parts sociales ou du volume de leurs opérations. Le vote dans les organisations ou associations de soutien peut être proportionnel ou représentatif selon les principes démocratiques. Les administrateurs élus de la coopérative servent en qualité de bénévoles, n’étant pas rémunérées. Néanmoins, les coopératives d’épargne et de crédit pourront rembourser aux responsables élus leurs dépenses légitimes.
    • la non discrimination
    Les coopératives d’épargne et de crédit ne sont pas discriminatoires en matière de race, de nationalité, de sexe, de religion et d’opinion politique.
    • des services aux membres
    Les services de la coopérative d’épargne et de crédit sont orientés vers l’amélioration du bien-être économique et social de tous les membres.
    • la répartition entre les membres
    Afin d’encourager l’épargne par des dépôts réguliers et ainsi octroyer des prêts et fournir d’autres services, un taux d’intérêt équitable est servi sur les dépôts en fonction du résultat d’exploitation de la coopérative d’épargne et de crédit.
    Les excédents provenant des opérations de la coopérative après avoir assuré un niveau de réserve de fonds adéquat et après avoir payé des dividendes limités sur le capital social là où il existe – appartiennent et profitent à tous les membres sans qu’un groupe de membres reçoive des avantages au détriment des autres.
    • la stabilité financière
    Un des soucis primordiaux de la coopérative d’épargne et de crédit est l’établissement de la solidité financière, y compris des réserves adéquates et des contrôles internes qui assureront un service sans interruption aux membres.
    • la coopération entre coopératives
    D’après leur philosophie et les pratiques solidaires des coopératives, les coopératives d’épargne et de crédit, dans la mesure de leurs capacités coopèrent activement avec d’autres coopératives et leurs associations aux niveaux local, national et international afin de satisfaire au mieux les besoins de leurs membres et de leurs communautés.
     
    Quelles sont les conditions d’adhésion
    • être enseignant
    • remplir les conditions définies par la COOPEC
  • abc Exécution du Projet Education et Renforcement Institutionnel Phase II Mise en oeuvre de la deuxième phase du projet d'Education et Renforcement institutionnel (PERI-2). Ce projet vise à renforcer les pratiques pédagogiques, augmenter les capacités d'acceuil, reduire les disparités dans l'accès et rétention des jeunes filles
    Le gouvernement togolais, dans le cadre de la mise en œuvre de son Plan Sectoriel de l’Education (PSE) 2014-2025, a obtenu  un financement du Partenariat Mondial pour l’Education (PME), d’un montant équivalent à 27.8 millions de dollars destinées au financement, sur la période 2014-2017, après un premier programme  exécuté sur la période 2014-2015, pour la mise en œuvre du Projet Education et Renforcement Institutionnel phase 2 (PERI 2).
     
    Le PERI 2 soutient la mise en œuvre des activités des sous-secteurs ci-après : préscolaire, primaire et alphabétisation. Le PERI 2 est placé sous la supervision de la Banque mondiale qui agit en qualité d’administrateur des ressources du PME.
     
     
    L’objectif du PERI 2 est de :
    i) améliorer la qualité de l’enseignement et de l’apprentissage au cours des premières années du primaire ;
    ii) renforcer l’accès et l’équité dans l’enseignement primaire, particulièrement dans les préfectures défavorisées.
     
    Le projet est structuré en 3 composantes :
     
     Composante 1: Améliorer la qualité de l’éducation préscolaire et de l’enseignement primaire
     
    Cette composante finance les activités ci-après :
    • l’élaboration et la généralisation des nouveaux curricula et des manuels aux niveaux préscolaire et primaire (CP1-CE1) ;
    • la formation des enseignants et  la sensibilisation pour la réduction du redoublement ;
    • l’octroi de subventions aux écoles dans 18 préfectures défavorisées et  de  subventions de recherche pour améliorer la qualité des enseignements et des apprentissages des écoles primaires. 

    Composante 2: Renforcer l’accès et l’équité de l’enseignement primaire
     
    Cette composante appuie :
    • la construction de forages, la construction et l’équipement de salles de classes dans 18 préfectures défavorisées à travers la maitrise d’ouvrage déléguée aux communautés éligibles représentées par le Comité de Gestion des Ecoles Primaires Publiques (COGEP). Les constructions se feront dans le cadre des subventions d’investissements du MEPS aux COGEP qui assurent la gestion financière et la passation des marchés suivant  les dispositions du sous-manuel de gestion communautaire ;
    • la promotion de l’éducation des filles dans 4 préfectures sélectionnées à travers  (i) des campagnes de communication et de sensibilisation, (ii) la fourniture d’uniformes scolaires pour toutes les filles (environ 56 460 filles) et (iii) la fourniture des kits sanitaires pour toutes les filles du CM1 et du CM2 (environ 10 780 filles). 

    Composante 3: Renforcement des prestations des services d'éducation et  gestion du programme 
     
    Cette composante  finance :
    • le renforcement des capacités des COGEP pour :
      • (i) la construction de salles de classe,
      • (ii) l'achat d'uniformes pour les filles et la distribution de kits d'hygiène, (iii) la gestion des subventions scolaires
      • (iv) les contrats de performance
      • (v) l’implication dans le suivi en général des activités de l’école ;
    • la mise en œuvre d’un programme d’alphabétisation à titre pilote pour quelques communautés impliquées dans le suivi des constructions du PERI 1;
    • le renforcement des capacités des ministères en charge de l’éducation en suivi- évaluation et responsabilité.
  • abc L'AFD appuie l'éducation au Togo à travers le Projet d’Appui à la Réforme des Collèges L'AFD apport son concours au PAREC dont l'objectif principal est de créer les conditions favorables pour la mise en place d'une reforme des collèges en vue de pouvoir répondre aux défis futurs posés par l'atteinte des objectifs du millénaires Le Projet d’Appui à la Réforme des Collèges (PAREC) sur financement de l’Agence Française de Développement d’un montant de 8 millions d’euros, s’inscrit dans les orientations du Plan Sectoriel de l’Education et dans la continuité des actions déjà financées par l’AFD depuis 2002, notamment dans le cadre du Projet d’Appui à la Scolarisation au Nord Togo et  du Projet Education Pour Tous au Togo (EPTT).
     
    Le PAREC couvre la période 2014-2016. Il vise les objectifs généraux suivants :
     
    -        consolider le développement des Ecoles Normales chargées de la formation des instituteurs ;
     
    -        réformer les collèges pour un accès plus équitable et une meilleure qualité de l’enseignement.
     
    Il est structuré en quatre composantes : 

    Composante 1 : Renforcer la formation initiale des instituteurs dans les ENI 
    Au niveau de l’enseignement primaire, le Projet renforcera la formation initiale des instituteurs, a travers deux volets, en consolidant le développement des six écoles normales d’Instituteurs (ENI) créées au cours de la période 2012-2014 :
     
    Volet 1 : renforcer le pilotage et la gestion des ENI (Elaboration des procédures de gestion des ENI, Formation des équipes de direction des ENI à la gestion et au projet pédagogique, Mise en place d’une structure de coordination des ENI au niveau central).
     
    Volet 2 : Améliorer la qualité de la formation initiale des élèves maîtres dans les ENI (Organisation d’un réseau de 150 écoles associées aux ENI, Appui à la structuration des centres de ressources pédagogiques des ENI, Développement d’outils didactiques de l’enseignement primaire, Renforcement des pratiques pédagogiques actives dans le cadre de formation continue des professeurs d’ENI, des personnels d’encadrement de terrain…
     
    Composante 2 : Réformer les Collèges 
    Les activités de cette composante structurée en trois volets, contribueront aux objectifs suivants du MEPS :
     
    Volet 1 : Accroitre l’accès au collège dans les zones rurales en mobilisant les communautés (Augmenter les capacités d’accueils dans les deux régions prioritaires Maritime et Plateaux, construction de 30 collèges de proximité en approche communautaire, Promouvoir l’équité, et la mobilisation sociale pour la scolarisation des filles au collège)
     
    Volet 2 : Améliorer la qualité de l’enseignement dans les collèges (Recruter et former des enseignants : niveau profil professeurs)
    -        Doter les collèges de supports didactiques adaptés aux programmes des CEG
    -        Organiser la formation continue des professeurs de collèges non qualifiés
    -        Renforcer l’encadrement pédagogique des collèges dans les 6 régions du pays.
     
    Volet 3 : Promouvoir une réforme de la gouvernance des collèges
    -        Planifier et affecter les ressources pour le fonctionnement des établissements
    -        Améliorer la gouvernance des établissements par la révision des textes, les projets d’établissement, les tableaux de bord…
    -        Conduire une étude d’impact de la réforme sur les performances des collèges.
     
     
    Composante 3 : Assistance technique et gestion du Projet 
    Cette composante vise à renforcer les compétences du MEPS dans les fonctions de conception, planification, programmation, pilotage et suivi. Elle financera des services de spécialistes résidents et de courte durée, une partie du personnel, de l’équipement et du fonctionnement de l’Unité de Coordination des Projets, commune au PAREC et au PERI 2, ainsi que les audits périodiques externes des comptes et de la passation des marchés du PAREC.
     
    Composante 4 : Divers et imprévus 
    Cette composante qui est strictement budgétaire est constituée par une provision pour couvrir les imprévus physiques et financiers du Projet.